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La destruction du code du travail, éradiquera notre statut

vendredi 9 juin 2017  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Le président de la république avait reconnu lors de sa campagne que la loi « travail » n’est pas allé assez loin sur la réforme du code du travail.

Alors que nous sommes seulement au début des discussions avec le gouvernement, le constat est sans appel. Il y a déjà tromperie tant sur la méthode que sur le contenu.
Les conséquences de ces choix libéraux seront dévastatrices pour le monde du travail. Si réellement, les négociations sur les salaires, la durée du travail, les conditions et la sécurité au travail sont négociées au niveau des entreprises, cela traduira une régression sociale sans précédent.

Si la lutte n’est pas au rendez-vous dans les prochains jours, nous craignons des baisses de salaire, une augmentation de la durée du travail et une dégradation des conditions de travail et de sécurité.

Jusqu’à présent, les accords signés au niveau des branches, couvraient un maximum de salariés notamment ceux, dépourvus de représentants du personnel face à des employeurs jamais rassasiés.

La CGT dénonce la méthode méprisante visant à bafouer le processus législatif tout en ne dévoilant pas la totalité des mesures envisagées.

Nous ne sommes pas dupes et nous alertons l’ensemble des personnels sur le fait que cette régression sociale s’appliquera également à l’ensemble de la fonction publique.

Dès lors que nos dirigeants politiques considèrent que la fonction publique est un cout et non une richesse, aucunes illusions sur les mesures drastiques qui seront prises très prochainement tant en terme indemnitaire que statutaire. Le premier jet et lancé par le retour de la journée de carence.

La suppression du ministère de la fonction publique, rattaché à celui des comptes publics démontre clairement la seule vision économique de nos dirigeants politiques.

La CGT pénitentiaire appelle dès maintenant l’ensemble des personnels à se mobiliser en prenant connaissance des huit ordonnances souhaitées par le président de la république.

La CGT pénitentiaire, à l’appelle de sa confédération, répondra présente aux différentes actions programmées durant la troisième semaine du mois de juin et notamment, le 27 juin avec un rassemblement devant l’assemblée nationale.

Il appartient à chaque section syndicale, à chaque agent d’interpeller les candidats aux élections législatives pour leur demander de renoncer au principe de gouverner par ordonnances.

Nous n’accepterons pas la mise en place de statuts différents suivant les fonctions exercées en administration ou en collectivités.

Montreuil, le 09 Juin 2017

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