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Pour plus d’attractivité, il faut redéfinir le métier de surveillant !

jeudi 14 septembre 2017  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Depuis maintenant plusieurs années, l’Administration Pénitentiaire peine à recruter de nouveaux surveillants et même pire, à conserver ceux, qui avaient fait le choix de rejoindre notre administration afin d’oeuvrer pour le bon fonctionnement du service public pénitentiaire.

Il faut se rendre à l’évidence :
Le métier de surveillant pénitentiaire n’est plus attractif !

Cet état de fait n’est que la conséquence de trop nombreuses années d’oublis et de mépris pour une grande majorité qui travaille en détention et qui voit leurs conditions de travail se dégrader encore un peu plus chaque jour.

Il est paradoxal que les missions exercées par le plus grand nombre soient le moins discutées et débattues dans les plus hautes instances de cette administration.

La CGT Pénitentiaire l’a trop souvent dit : "Pour être attractif, il faut redonner du sens au métier de surveillant de détention, et lui redonner une place prépondérante dans la gestion de la chaîne carcérale".

Fort de sa connaissance de la population pénale dont il en a la charge au quotidien, le surveillant devrait s’imposer naturellement comme étant le pivot de la détention.

Ce n’est qu’en s’attelant à redéfinir ses missions, en élevant ses compétences que l’on pourra rendre plus attractif le métier de surveillant pénitentiaire.

Pour la CGT Pénitentiaire, cette évolution reposerait inexorablement sur l’obtention de la catégorie B pour l’ensemble des personnels de surveillance de catégorie C telle que revendiquer par notre organisation depuis maintenant près de 15 ans.

Pour se faire, de nombreux sujets devront être mis à débats afin de redonner une place légitime et primordiale aux missions exercées par les surveillants de détention.

La CGT Pénitentiaire exhorte l’Administration Pénitentiaire et le Ministère à prendre ses responsabilités et à ouvrir très prochainement une nouvelle vague de réunions de travail sur le coeur de métier, celui de surveillant d’étage.

Si aujourd’hui l’Administration Pénitentiaire s’inquiète du constat, le saupoudrage d’une quelconque prime de fidélisation, qui viendrait opposer les agents entre eux, ne saurait être une réponse adaptée à un malaise dont les causes sont et restent bien plus profondes.

Le surveillant d’étage n’est pas qu’un simple porte-clefs !
Véritable professionnel du monde carcéral,
Il doit être reconnu et revalorisé en qualité d’acteur incontournable de nos détentions
et y retrouver toute son autorité !

Montreuil, le 14 Septembre 2017.

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