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Recrutement 1ers Surveillants : C’est la Bérézina !!!

mardi 24 octobre 2017  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Les grandes manœuvres continuent au sein de notre Ministère et particulièrement dans l’Administration Pénitentiaire. Le Projet de Loi de Finances 2018 vient d’être présenté dernièrement aux organisations professionnelles représentatives. Que se soit notre Ministre de tutelle ou le Directeur de l’Administration Pénitentiaire, ces derniers se gargarisent de la création de nouveaux emplois au sein de notre Administration.

Fumisterie !!! Sur les 732 emplois créés, ils sont fléchés sur des ouvertures d’établissements ou encore sur de nouvelles missions (Extractions Judiciaires ou Renseignement Pénitentiaire). Que fait-on des vacances de postes dans nos établissements pénitentiaires qui représentent encore plus de 1000 postes ?

Que dire également de la décision du Ministère du budget qui n’a pas validé le taux de promouvables au grade de premier surveillant pour l’année 2018. L’autorisation de recrutement par la voie du concours professionnel passe de 248 à 156 premiers surveillants au niveau national. C’est catastrophique !!!!

A titre d’exemple, il y a 52 vacances de postes de Premiers Surveillants sur la DISP de Rennes soit 1/3 des vacances. Il y a fort à parier que les autres interrégions souffrent également d’un déficit important de gradés.

Faut-il rappeler l’importance de ce grade, son rôle hiérarchique dans nos détentions ? Sa qualité de chef d’équipe, de responsable d’établissement, particulièrement en service de nuit et de week-ends, d’interlocuteur privilégié au personnel de Commandement et de Direction, de relais des personnels de surveillance, est atout majeur pour notre Administration mais elle peine décidemment à se l’avouer.

Que dire également des surveillants qui aspirent de par leur dévouement et de par leur engagement à évoluer dans leur carrière professionnelle. Ils seront une fois de plus lésés par ces choix budgétaires.

Les politiques d’économies budgétaires, les coupes financières mettent les personnels en grande difficulté. Conditions de travail qui se dégradent, charges de travail omniprésentes, insécurité grandissante, vie de famille étriquée. Avec de telles décisions, comment ne pas penser que tous ces maux sont le cadet des soucis de nos gouvernants ?

Malheureusement et une fois de plus, on fait fi des besoins légitimes pour exercer dans de bonnes conditions. Le métier de personnel de surveillance de l’Administration Pénitentiaire est un métier difficile, exigeant mais il manque encore cruellement de reconnaissance de la part de nos dirigeants et de nos politiques.

La CGT Pénitentiaire dénonce cette austérité et constate que l’Administration Pénitentiaire n’est pas à la hauteur, elle accepte sans mot dire.

Montreuil, le 24 Octobre 2017.

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