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SECURISATION MISSIONS EXTERIEURES : LA CGT REFUSE TOUTES DISCUSSIONS SUR LES ESCORTES À DEUX AGENTS.

mardi 21 mars 2017  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Ce jour, se tenait au Millénaire, une réunion sur la sécurisation des missions extérieures faisant suite au séminaire « Métier » du mois de Juillet 2016.

Après une courte présentation de l’administration sur les décisions politiques intervenues ces derniers mois, avec entre autre, l’annonce du Ministre de la Justice par conférence de presse en date du 1er Mars 2017, actant quelques principes sur le fonctionnement futur des Equipes de Sécurité Pénitentiaire (ESP) et des Equipes Locales de Sécurité Pénitentiaire (ELSP), dont les escortes à 2 agents. Mr Colucci, en charge de ce dossier, nous indique sa volonté d’échanger sur la doctrine d’emploi en amont des discussions sur le volet emploi.

La CGT Pénitentiaire a tenu, avant tout échange sur la doctrine d’emploi des ESP/ELSP, revenir sur la méthode employée par la DAP et la Chancellerie de ces derniers jours.

En effet, il nous paraît inconcevable de discuter aujourd’hui de la doctrine d’emploi des futures ESP/ELSP, alors que nos collègues EJ qui incorporeront les ESP dans un avenir proche, vivent les impacts au quotidien des décisions politiques désastreuses comme la mise en application quasi-systématique des escortes à deux agents.

La CGT Pénitentiaire a donc fait savoir à la DAP son opposition ferme et indéfectible à toute discussion concernant la doctrine d’emploi, sans que nos chers dirigeants fassent volte-face sur les prises de décisions incohérentes, mettant de fait, les agents exécutant ses nouvelles missions en insécurité.

La CGT Pénitentiaire a également relevé l’incohérence permanente de nos plus hautes sphères qui persistent sans cesse à travailler sur une déclinaison de ces nouvelles missions. En parallèle, aucun engagement n’est pris sur les moyens humains et matériels. Nous n’accepterons en aucun cas que cet apport en personnels provienne d’un transfert de misère issu de la détention. Le coeur de métier reste « le surveillant de coursive ».

Comment peut-on avancer sans certitudes ?

Après une position commune émise par l’ensemble des organisations signataires du relevé de conclusion du 14 Décembre 2015, la CGT Pénitentiaire a décidé de mettre fin à cette parodie de dialogue social et a donc quitté la salle.

Parce que la sécurité des agents est une priorité pour la CGT Pénitentiaire, nous ne laisserons jamais notre administration mettre en danger la vie des personnels.

Montreuil, le 21 Mars 2017.

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